Neuropédagogie : les mythes ont la vie dure

Neuropédagogie : les mythes ont la vie dure
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En matière de neuropédagogie, il existe de nombreuses croyances fréquemment admises allant jusqu’à influencer la manière de concevoir nos modèles pédagogiques. Pourtant, celles-ci sont bien souvent erronées. En voici quelques exemples.

« Il faut s’adapter au style d’apprentissage des apprenants »

Plus de 90% des enseignants du Royaume-Uni et des Pays-Bas croient à la théorie des « styles d’apprentissage ». Cette théorie, née dans les années 1970 dans les pays anglo-saxons et qui a grandement influencée l’apprentissage scolaire, suppose que les apprenants acquièrent leurs connaissances de façon différente : certains seraient visuels, d’autres auditifs, kinesthésiques ou encore tactiles, etc. Pourtant de nombreuses études scientifiques récentes montrent qu’enseigner en fonction de ces différents « styles d’apprentissage » n’aide pas les élèves à mieux apprendre.

« Un apprenant n’utilise que 10% de son cerveau »

Voici encore un bel exemple d’un autre « neuromythe ». Soyez rassuré, il est scientifiquement prouvé que nous utilisons 100% de notre cerveau.

« Vous êtes plutôt cerveau gauche ou cerveau droit ? »

De la même façon, la croyance selon laquelle un artiste serait « cerveau droit » et une personne plus cartésienne « cerveau gauche » est fausse. S’il est vrai que nos deux hémisphères ont des fonctions différentes, chacun d’entre nous utilise l’intégralité de son cerveau. Il en va de même en phase d’apprentissage.

« Il est difficile d’apprendre après un certain âge »

Notre cerveau est « câblé » pour apprendre toute notre vie. On a longtemps considéré que c’était de plus en plus difficile à partir d’un certain âge. Ce n’est pas vrai. Certes, au niveau de la plasticité du cerveau, il est démontré qu’il est plus facile d’apprendre pour les jeunes enfants de 2 à 4 ans, et avant 25 ans, mais l’on apprend très bien tout au long de sa vie…

« Les femmes ont la chance d’être multitâche »

Si certaines études peuvent montrer que les femmes ont une plus grande capacité à enregistrer les informations et donc à être multitâche, une chose est sûre : effectuer plusieurs tâches en même temps est source de lenteur et d’erreur. Comme dans les autres domaines, la concentration est donc synonyme de réussite de l’apprentissage.

Ces contre-exemples démontrent l’importance des neurosciences sur la pédagogie, un élément clé à prendre en considération pour mettre toutes les chances de son côté pour réussir ses dispositifs de formation.

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